LES CRITÈRES ESSENTIELS
Dans tous les cas, quelques critères essentiels sont à
prendre en compte pour opérer un choix stratégique dans
les placements en SICAV ou FCP :
Mise en garde : Toutes
les SICAV ne sont pas égales. Avant de les choisir, il
faut les comparer et pour ce faire ne pas se limiter à certaines
apparences qui peuvent être trompeuses telles que les frais
d'entrée ou les performances de la dernière période...
la
solidité financière de l'établissement promoteur
: ou éventuellement celle de son actionnaire de référence.
 la
taille : Si l'OPCVM progresse sensiblement, au point d'attirer
des souscriptions nouvelles significatives, sera-t-il à même
de confirmer ses performances ? Mathématiquement, cela est
peu probable.
 la
pureté du produit : elle est réglementée
par la COB. Les OPCVM en actions françaises, par exemple; doivent
être obligatoirement investis à au moins 60% en actions
françaises et ne peuvent être sensibles ni aux marchés
étrangers ni aux risques de change.
 la
performance : qui doit s'analyser sur une durée adaptée
à la catégorie (trois mois et un an pour les monétaires,
trois ans et plus pour les actions et les obligations), et cela par
rapport à la moyenne des SICAV comparables et à l'indice
de référence choisi.
 les
frais : les droits d'entrée et éventuellement de
sortie sont un critère de sélection. La tendance est
ici à la baisse. Cela vaut aussi pour les frais de gestion.
 la
régularité de la performance : c'est à dire l'ampleur
des fluctuations de cours mesurée par la volatilité.
Plus celle-ci est élevée comparativement à la
volatilité de l'indice de référence, plus cela
signifie que la performance finale sur la durée considérée
a été acquise par le gestionnaire en prenant des risques
importants
 la
sensibilité : qui s'applique aux SICAV de taux d'intérêt
et dépend principalement de la durée de vie moyenne
des titres détenus en portefeuille.
 le
risque de change: le promoteur d'une SICAV diversifiée ou investie
en titres étrangers doit préciser si le portefeuille
est couvert ou non contre les fluctuations monétaires. |
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L'INFLUENCE DE LA FISCALITÉ
Compte tenu de cet ensemble de critères, il va de soi qu'à
performances nettes égales, il est toujours plus sage de
choisir les OPCVM présentant une volatilité plus réduite.
La disponibilité des conseillers et la qualité de
l'information, de même que le choix des gérants jouent
un rôle primordial dans le résultat final.
La nouvelle fiscalité des SICAV et FCP
La loi de Finances pour 1996 a considérablement modifié
la fiscalité pour les investissements boursiers, avec l'aménagement
des abattements sur les revenus de valeurs mobilières et
la suppression de certains seuils mais aussi par une augmentation
des taux de prélèvements. Par ailleurs, la nécessité
de renflouer la Sécurité Sociale a conduit à
l'instauration du R.D.S. (Remboursement de la Dette Sociale), une
contribution supplémentaire de 0,5% assise sur tous les revenus
et profits tirés des OPCVM.
 Première
catégorie de SICAV touchée par les modifications récentes
: les monétaires et obligataires de capitalisation
ont perdu l'avantage du "petit seuil" de 50.000 francs.
Elles sont donc imposables sur les plus-values au taux de 19,9%
(19,4% + 0,5% de R.D.S.) dès le premier franc de gain, sans
aucun abattement, quel que soit le montant des cessions réalisées
dans l'année.
 Autres
SICAV concernées par la réforme fiscale : les monétaires
et obligataires de distribution voient désormais leurs
revenus soumis au prélèvement de 19,9% sans le bénéfice
du moindre abattement. Celui-ci, qui était auparavant de
8.000 francs par personne et de 16.000 francs pour un couple, est
en effet réservé, depuis 1996, aux seuls revenus des
SICAV actions.
 Concernant
l'imposition des plus-values des SICAV actions et SICAV obligataires
et monétaires de distribution, la fiscalité est devenue
plus restrictive. Le seuil de cession déclenchant l'impôt
n'a pas été supprimé complètement, mais
il a été fortement réduit. Il était
de 336.700 francs en 1995; il s'établit à 200.000
francs en 1996 et ne sera plus que de 100.000 francs en 1997. Autrement
dit, les profits nets dégagés en Bourse cette année
(les moins values réalisées étant déduites
des plus-values et reportables pendant 5 ans) seront imposables
(en 1997) au taux de 19,9%, et ceci au premier franc, dès
lors que les ventes de l'exercice auront dépassé 200.000
francs.
Dernière précision : si la SICAV actions
a opté pour le régime de la distribution, les dividendes
bénéficient toujours de l'abattement de 8.000 francs
par personne et de l'avoir fiscal égal à 50% de ces
dividendes. Le mécanisme d'imposition est alors le suivant
: l'actionnaire de la SICAV, lors de sa déclaration de revenus
annuelle, ajoute les dividendes et avoirs fiscaux à son revenu
global, sachant que les avoirs fiscaux viendront en déduction
de l'impôt à payer.
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L'AVANTAGE DES MULTISUPPORTS
Pour contourner les réformes fiscales si peu avantageuses,
les investisseurs attachés à ce type de produits peuvent
dorénavant utiliser les contrats d'assurance-vie pour effectuer
leur placement. Et ce, en effet, depuis la création des contrats
dits " multisupports ". Quels avantages présentent-ils
?
OPCVM et assurance-vie
font bon ménage
Les contrats d'assurance, placements préférés
des Français, se sont mis à l'heure de la Bourse. A
côté des contrats classiques "en francs" commercialisés
par toutes les compagnies d'assurance, contrats dont le capital est
garanti et la performance annuelle définitivement acquise les
gestionnaires de portefeuilles recourent pour leur part aux contrats
"multisupports".
De quoi s'agit-il ?
Tout simplement d'une assurance-vie dont les primes sont investies,
non pas seulement en obligations, comme c'est le cas des contrats
en francs, mais aussi, à travers les SICAV et FCP en actions
diversifiées. Pour le souscripteur, les avantages sont multiples.
 
A commencer par la fiscalité de l'assurance : aucune imposition
des profits au-delà de huit années de détention
et une exonération totale des droits de succession (exception
faite des sommes supérieures à 200.000 francs versées
après l'âge de 70 ans).
 D'autre
part, les multisupports, en favorisant les placements en actions,
permettent d'escompter à long terme une meilleure revalorisation
du capital investi.
 Enfin,
cette nouvelle génération de contrats offre une souplesse
incomparable. A travers les SICAV et FCP leur servant de supports,
chacun peut en effet choisir, selon son profil, une gestion sans risque,
voire un rendement minimum garanti, ou au contraire une stratégie
très offensive. En panachant les produits, il est possible
également de composer un portefeuille équilibré
grâce à une bonne diversification internationale. Quant
à l'investisseur néophyte, il pourra se reposer entièrement
sur le savoir-faire des professionnels en privilégiant un profil-type
(prudence, équilibre, dynamisme) et en laissant à ces
derniers le soin de sélectionner les produits adaptés.
 
Le dernier avantage des multisupports, et non des moindres, réside
dans la possibilité de changer à tout moment son fusil
d'épaule, en fonction de la conjoncture économique ou
boursière. Le souscripteur procédera aux arbitrages
voulus, en passant par exemple d'une SICAV actions à une SICAV
obligataire, moyennant des frais compris entre 0,5% et 1 % en moyenne
et ce, sans avoir à supporter une imposition sur les plus-values
réalisées.
En résumé, à choisir entre un placement
en OPCVM et un contrat d'assurance vie " multisupports ",
pour quelles raisons préférer le second au premier :
 ils
bénéficient de la fiscalité appliquée
aux contrats d'assurance vie classiques, à savoir non-imposition
des plus-values et des capitaux transmis lors des successions.
 il
existe plusieurs possibilités pour la constitution des supports
ce qui permet d'obtenir un produit mieux adapté aux besoins
du souscripteur et à ses objectifs et au degré de risque
qu'il est prêt à accepter.
 les
arbitrages effectués ne supportent pas en outre l'impôt
sur les plus-values. |
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